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taiji quan

太極拳

Le Taiji Quan (prononcer Taichi Chuan) est une discipline globale qui intègre de nombreux aspects de la culture chinoise. A la fois, art martial, gymnastique, exercice énergétique, méditation, c’est une merveilleuse discipline qui génère des bienfaits sur le corps et l’esprit. A ce titre, le Taiji Quan, considéré comme trésor national en Chine, est reconnu comme discipline de santé par l’académie de médecine en France. Il est pratiqué par des millions de chinois et dans de nombreux pays.

La pratique régulière du Taiji Quan renforce et assouplit le corps, améliore la posture et l’équilibre, aide à réguler le stress, améliore la confiance et la connaissance de soi…

Le Taiji Quan s’accorde à tous les publics : La pratique martiale pour les plus jeunes et les adeptes d’arts martiaux, la pratique forme et santé pour les moins jeunes.

Taiji Quan style Zhaobao

Le Taiji Quan de Zhaobao insiste sur la simplicité et la sobriété des formes. Par la pratique régulière, l’adepte devient : « Aussi dur que le métal, aussi souple que le coton, aussi glissant qu’un poisson, aussi tenace que la glue ».

Les mouvements s’accordent avec l’anatomie du corps humain, s’inspirent de la nature dans le but de devenir aussi légers que les nuages, aussi fluides que l’eau.

L’essence du Taiji Quan de Zhaobao dérive du « Yi Qing », (Le traité canonique des Tansformations), des philosophies Confucianiste, Bouddhiste, Taoïste dont font partie les pratiques énergétiques (Qi Gong, Dao Yin). Le Taiji Quan est ainsi référencé comme une partie de la médecine traditionnelle chinoise.

Obéissant au concept du Yin-Yang, des 8 Trigrammes et des 5 éléments, les techniques de défense et d’attaque du Taiji Quan de Zhaobao, aussi indécelables que les nuages, aussi puissantes que les vagues de l’océan, ne donnent aucune prise à l’attaquant.

Histoire

Le Taiji Quan (Taichi Chuan) style Zhaobao (趙堡太極拳) doit son nom au bourg de Zhaobao situé dans la province du Henan dans le centre de la Chine. C’est un art martial interne chinois (Wushu, Gong-Fu, kung-fu).

D’après la tradition, en 1596, Jiang Fa (蔣发), un jeune homme natif de Zhaobao passionné d’arts martiaux, part étudier 7 ans sous la direction de maître Wang Linzeng. De retour, à Zhaobao, Jiang Fa devient un maître renommé. Plus tard, il choisit un natif de Zhaobao du nom de Xing Xihuai (邢希怀), comme disciple. Ainsi, commence une nouvelle et illustre tradition martiale à Zhaobao. Durant la dynastie Qing, l’empereur Kangxi (1654-1722) visita Zhaobao et fut tellement impressioné par les prouesses des maîtres de Taiji Quan de Zhaobao qu’il leur rendit hommage en laissant une inscription au temple local.

Suivant la tradition ancestrale, il n’y eut qu’un seul grand maître héritier pour les 7 premières générations de Taiji Quan de Zhaobao. Vers la fin du dix-neuvième siècle, cependant, la tradition évolua, et de nombreux élèves entrèrent dans l’école. Ensuite, dans les années 1930, trois grands maîtres de la 10ème génération de Taiji Quan de Zhaobao :  Zheng Boying, Zheng Wuqing et Hou Chunxiu, mirent fin au dicton « Le Taiji Quan de Zhaobao ne quittent pas le village », en s’installant dans la grande ville de Xi’an, où ils consacrèrent le reste de leur vie à cultiver et transmettre le Taiji Quan de Zhaobao.

Le meilleur disciple de Zheng Boying (郑伯英) fut Guo Shikui ( 郭士奎). Wang Chang’an (王長安 ) fut le dernier disciple de Guo Shikui. Philippe Grangé est l’élève direct et le représentant de maître Wang Chang’an en France.

Filiation de maître Wang Chang’an (Taiji Quan de Zhaobao) 

Zhang Sanfeng, créateur de l’Art interne de Wudang – Taoïstes itinérants – Wang Lingzeng – Jiang Fa, fondateur du Taijiquan de Zhaobao 1ère génération – Xing Xihuai 2ème génération – Zhang Chuchen 3ème génération – Chen Jinbai 4ème génération – Zhang Zongyou 5ème génération – Zhang Yan 6ème génération – Chen Qingping 7ème génération – He Zhaoyuan 8ème génération – He Qingxi 9ème génération – Zheng Boying 10ème génération – Guo Shikui 11ème génération – Wang Chang’an 12ème génération.

canard

   

Contenu de la pratique

Les exercices de renforcement et d’assouplissement

Les postures statiques

Les postures en mouvement

Le grand enchaînement traditionnel des 72 postures à mains nues

Les enchaînements courts à mains nues

Les poussées de mains

Les applications martiales

Les enchaînements d’armes (bâton, sabre, épée, perche, etc )

         Les exercices internes préparatoire à la pratique ( Nei Gong, Daoyin Yang Shen gong, Qi Gong, etc )

qi gong

气功

Le Qi Gong est une gymnastique énergétique chinoise qui permet de renforcer, mobiliser, et équilibrer la circulation de l’énergie vitale « Qi » pour le bien être du coprs et de l’esprit. La pratique du Qi Gong cherche à harmoniser les mouvements, la respiration et la conscience. Elle se compose d’exercices très divers : Postures statiques, mouvements doux et fluides, respiration, méditation, auto-massages, visualisation, etc. Le Qi Gong avec le Taiji Quan est considéré par les chinois comme l’une des branches de la médecine traditionnelle, et récemment reconnu comme discipline de santé par l’académie de médecine en France.

bagua zhang

八掛掌

Le Bagua Zhang « La Paume des huit Trigrammes » est un art martial interne chinois caractérisé par la marche en cercle, des rotations, des pivots, des changements de directions exécutés avec fluidité qui rappellent les mouvements des planètes. La marche en cercle provient d’une méthode Taoïste de santé et d’éveil de l’esprit utilisée dans les temples et vieille de plus de trois mille ans. C’est donc une méthode de Qi Gong. En ce qui concerne l’art martial, le Bagua Zhang, s’apparente à la guérilla ; l’adepte esquive, pivote, enveloppe, surgit là ou l’on ne l’attend pas. Le Bagua Zhang est relié à la théorie des 8 trigrammes et des 64 Exagrammes du Yi Jing (le Livre des Transformations, texte fondateur de la philosophie chinoise).

La pratique se décompose comme suit :

> Les exercices de renforcement et d’assouplissement
> La marche en cercle
> Le changement de Paume
> Les huit Paumes mères
> Les huit enchaînements de Paumes
> L’enchaînement des huit Paumes
> Les exercices à deux des mains qui croisent
> Les applications martiales
> Les armes

xingyi quan

形意拳

Le Xingyi Quan signifie « le Poing de la Forme et de l’Intention » ou à un niveau supérieur « Le Poing de l’Intention qui crée la Forme ». C’est un art martial interne chinois très ancien. Le Xingyi Quan se caractérise par des techniques explosives et percutantes. Il utilise la puissance du corps entier.

Techniques et Principes

– Les exercices pour le renforcement et d’assouplissement « Ji Ben Gong ».

– La Posture des Trois Corps « San Ti Shi » C’est une posture statique dont le but est de découvrir puis développer les forces internes du corps.

– Le Poing des 5 éléments « Wu Xing Quan ». Il s’agit de 5 formes simples nées de la posture Santishi et reliées au 5 éléments de la philosophie chinoise (le Métal, l’Eau, le Bois, le Feu, la Terre). Chacune de ces formes exprime une puissance spécifique (trancher, forer, bousculer, exploser, croiser) et est en relation avec les organes internes (les poumons, les reins, le foie, le cœur, la rate). L’exercice de ces 5 formes développe la puissance et renforce la santé.

– Les douze formes animales « Shi Er Xing ». Les 5 formes fondamentales se combinent entre elles et engendrent les douze formes animales. Si les 5 éléments développent la puissance, les douze formes animales insistent sur la capacité à changer et s’adapter. Les douze formes animales sont réparties en deux groupes : Le premier groupe est constitué de formes simples à l’instar des 5 éléments. Ce sont les formes de l’Alligator, du Cheval, du Serpent, de l’Aigle, de l’Ours et du Tigre (5 variations de la forme du Tigre). Ces exercices sont des combinaisons des 5 éléments. Le deuxième groupe est réalisé d’enchainements. Ce sont les formes du Coq, de l’Hirondelle, du Dragon, du Phénix et du Singe. Ce type d’exercice met l’emphase sur la continuité des techniques.

– Les Exercices et Applications Martiales avec partenaire – Les exercices à deux « méthode des mains rapides », les exercices à deux « méthode d’entrer, frapper, projeter en continuité », les applications martiales, les applications martiales préarrangées.

– Les armes – Le bâton, le sabre, l’épée, etc.

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Visionnez la vidéo de SU DONG CHEN BIBLE OF KUNGFU ( avec Philippe Grangé comme partenaire – Tokyo mai 1992 )

AÏkido

合気道

L’Aïkido est un art martial qui s’inscrit dans la tradition multiséculaire des enseignements et des techniques développées par les guerriers du Japon (Bujutsu / Budo).
L’Aïkido (littéralement « Voie de l’aïki ») tire sa spécificité et son efficacité de l’ « aïki ».
L’ « aïki » est le principe interne qui donne tout son intérêt à l’aïkido. Il apporte par une connaissance approfondie du corps humain, à la fois, efficacité aux techniques martiales et bien-être. Bien que le concept en soit extrêmement simple, s’il n’est pas expliqué, il est impossible à découvrir même après 50 ans de pratique régulière de l’aïkido. Cependant, avoir reçu la transmission ne suffit pas, en réalité, c’est là que le la vraie pratique commence.
L’Aïkido est ainsi particulièrement adapté à une self-défense accessible à tous les publics.
Les techniques élégantes, fluides et subtiles rendent sa pratique non seulement très agréable mais en font aussi un objet de recherche quasi illimité.
Son esprit caractérisé par l’absence de compétition voulue par le fondateur Maître Ueshiba Morihei et son rituel dépouillé issu de la tradition nippone, permettent de conserver ou de retrouver le contact avec une certaine sérénité et des valeurs comme le respect et la discipline.
C’est un art martial qui est resté très proche de la tradition, dont les spécificités sont souvent mal comprises et qui gagnerait à être mieux connu. Bien que les formes de l’Aïkido soient simples, l’utilisation du corps par le concept de l’Aïki est très raffinée et transcende les époques. Mais l’Aïki n’est pas visible, s’il l’était, il perdrait une grande part de son efficience, c’est la raison pour laquelle l’Aïkido est un art martial dit « interne ».
Découvrir ce qu’est l’Aïki, puis l’approfondir d’année en année, demande régularité, persévérance dans la pratique, réflexion aussi. En même temps, cette quête apporte énormément de joie à ceux qui s’y adonnent.

Quelques questions pouvant servir de points de réflexion :

Qu’est-ce que l’aïkido, l’aiki, le Do ? Pourquoi est-ce que l’aiki est un art traditionnel ? Qu’est-ce qu’un art traditionnel ? Quel sont les bénéfices apportés par un art traditionnel ? Quel sont les dangers et limitations d’un art non traditionnel ? Comment s’assurer que l’on ne pratique pas un art dit traditionnel suivant une méthode qui ne l’est pas ? Pourquoi l’aiki démultiplie-t-il l’efficience en self-défense, pourquoi la pratique de l’aiki est-elle bénéfique pour la forme et la santé ?